14.08.08 Metallica

METALLICA
14.08.08

Dans la nuit du 12 au 13 août, je regardais S&M <3. Une pensée à Ilyes, qui allait les voir bientôt. Un appel.
«
- Mais t'as pas 80¤ ?
- Arrête, j'en suis capable. »
Le 13, toute la journée dans ma tête «
metallica metallica metallica » Planning familial, Caisse d'épargne, dentiste, Fnac. [metallica metallica metallica].
Et puis, Ilyes qui court chez moi : le gars qui nous emmenait a une merde avec les flics :/ Il ne vient pas du coup.
On court à l'arrêt de bus, pour avoir le train. Deux minutes trop tard.
Enculé de bus
. J'en aurais chialé.
Finalement, on trouve un autre train. 100¤ les 2 allés. Ter, TGV, détour par Paris pour arriver à Arras. ARRAS. Un peu plus tard, camping trouvé, tente installée. Un ptit tour dans le centre ville, connaissance avec les voisins, et vers 3h, dodo. [
Metallica Metallica Metallica]

14.08.08 J'ouvre les yeux. Putain, quelle heure il est ?? Une telle trouille de se réveiller en retard. Et l'autre qui dort comme un bébé -_-
9h et quelques, on trouve la navette qui nous emmène à la Grand Place pour le concert. Pas loin, mais assez pour se perdre.
10h, l'attente qui commence. Mais on est pas loin des barrières d'entrée. [
Crevée ] Rencontre avec des gens de Charleville. Passons les détails des soiffards assoiffés derrière nous, de ta tête que tu sens plus, de l'autochtone qui nous montre son cul depuis son balcon.
15h, ouverture des portes ?
15h15, ah ba nan, ça doit être 16h.
16h : OUVERTUUUURE !
Une place à peut-être 15mètres de la scène, collée au passage central. [
Youpi]
17h, Gojira. Franchement bien, même si c'est pas un de mes groupes préférés :)
18h, Within Temptation. Ils étaient là pour le décor et comment dire... ça faisait plutôt moche. A part 2-3 chansons que j'ai aimé, mais la gueule que tiraient le batteur et le claviériste on en aurait déprimé.

21h : Me-tallica Me-tallica mais non, ils passent furtivement bien qu'on les voient tous. Un poids lourd ça s'attend.

21h30 : AAAAAAAAAAAAhhhhhhhhhhhhh !!!! Trop bon ! Trop Trop bon ! Metallica tel que tu l'as vu sur l'écran de ton PC à l'occas' d'un putain de concert pour qu'il ai pu faire l'objet d'un dvd, mais en réel. Carrément [ya moyen ! xd]. Enorme, biensur. Fringués comme tu les vois dans ta tête, chacun leur fidèle dégaine. Et cette putain de musique...

James avec ce charisme inébranlable, sa putain de stabilité. Parfois complètement immobile, seuls ses doigts et ses lèvres en fonctionnement, et avec ça t'émouvoir.
Trujilo a
vec sa démarche de gorille-lézard, on en discute encore. Cette finesse. Et ses cheveux qui se prennent dans une clef de sa gratte [aïeuh].
Lars Ulrich
qui s'énerve derrière son ptit mur de matos à taper. Qu'est-ce qu'on l'entendais bien lui...
Kiiiiirk o
lala :p ce mélange de modestie et de spontanéité pourtant homogène sur lui, wow... juste dommage qu'on l'ai pas plus remarqué dans ses mythiques solo.


Et tout à coup le feu d'artifice sur One. Je pensais pas qu'on pouvais innover le feu d'artifice, j'en ai crié. C'était superbe mais court, c'était essoufflant.


Do you know why I'm here? Cause I FUCK'N LOVE IT.


METALLICAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA

After concert
Ilyes me retrouve après son escapade dans la fosse. [putain moi j'étais là avec / et puis One / et puis le bassiste / t'as vu quand et t'as vu quand / mais je réalise pas / mais tu te rend compte / c'était trop bon c'était trop bon c'était trop bon] A boire. Camping. Tente. Chaleur.
Pis c'est dingue, t'as pas fumé depuis 6-7h, t'as pas mangé depuis le réveil et t'as besoin de rien.
Pas de cuite (trop crevés), mais mentalement on était quand même attaqués. Je faisais des rêves pendant qu'Ilyes me parlait. [J'ai vu un canard, j'ai marché dessus et je l'ai mangé] Dans ce genre là, apparement.

15.08.08. Matin, pas le temps d'émerger, faut vider le camping. Mais au fait, on rentre comment ? Après des coups de fil avec le fond de nos batteries, une pancarte Paris sur mon sac, le cousin d'Ilyes nous paye le TGV. 100¤, j'en avais mal au ventre.

14.08.08, le paroxysme de mon mois d'août.
Merci aux gens, merci surtout à Ilyes.


# Posté le lundi 18 août 2008 12:49

Modifié le vendredi 05 septembre 2008 16:02

l'autre'.

l'autre'.
........Je l'aimais beaucoup. On ne peut pas dire ça à son amoureux. Dommage. De ma part, l'aimer beaucoup, c'était beaucoup.
Il me rendait heureuse.
J'étais toujours joyeuse de le voir. [...]
........Telle était l'équation de mon sentiment pour lui et je trouvais cette histoire merveilleuse.
Amélie Nothomb, Ni d'Eve ni d'Adam


Je cours vers toi, je m'envole dans tes bras, je me suis un peu cassée la gueule.


I want you to know it's a little fucked up, that I'm stuck here waiting, no longer debating, tired of sitting and hating, and making excuses.
Fort Minor -Where'd you go-

There's a sign on the wall, but she wants to be sure.
Cause you know sometimes words have two meanings.
In a tree, by the brook, there's a songbird who sings.
Sometimes all of our thoughts are misgiven.
There's a fee
ling I get when I look to the west
And my spirit is crying for leaving.
Led Zeppelin -Stairway to heaven-


..........Aujourd'hui Justine est devenue une femme. Aujourd'hui elle est entrée dans ce tumulte de larmes de joie et de regards jaloux, de cris de jouissance et de pleurs de douleur.
Aujourd'hui on lui a offert des fleurs. Ca aurait pu être une parente, une fête, un cadeau de lauréate. Mais c'est un homme qui lui a offert ces fleurs.
..........Fruits de sentiments, oeillets de regards doucereux. Ce sont quelques roses épineuses rouge sang.
..........Justine avait un bouquet de roses rouges cette lourde journée d'été respirant la pluie.Roses perlées, éloge du temps sur sa vie.


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"Tu vas retirer ma photo de ton blog sinon jporte plainte pour droit à l'image!"
Ptain j'ai la trouille. Permettez moi de m'asseoir, jsuis pétée de rire. Jsuis pas la seule en plus...
Une allégorie se devait d'être.



15.05.09
Les mots d'avant témoignent que je ne t'ai pas aimé.
Avec le recul, jme suis rendue compte que je suis tombée dans le panneau pendant 5bons mois. Mais alors le panneau, grand comme ça.
Ce n'est pas avec toi que je suis devenue une femme. Mon texte aussi le disait.
On rencontre des cons dans la vie, faut s'y attendre. Je suis satisfaite d'être sortie plus forte.
Tout de même, jtai vraiment pris pour un con pendant ce temps avec toi. Dommage que t'ai pas eu le sang froid pour lire le reste de ma boîte de messagerie ce jour d'automne. Peut-être bien d'autres mauvaises surprises pour ta gueule.
Aller, je ne parle pas aux merdeux.

# Posté le mardi 29 juillet 2008 10:15

Modifié le jeudi 28 mai 2009 13:57

L'été qu'on projette, mais est-ce l'été vécu? Seul l'avenir le dira.

L'été qu'on projette, mais est-ce l'été vécu? Seul l'avenir le dira.
L'été ce soir ressemble à la pluie brusquement tombante, tout à coup d'intensifiant sur un morceau de Nirvana, ronronnements du tonnerre au loin.
Orage, seul bémol à l'étendue de vide qu'est le ciel. Un raclement de gorge, un râle si lourd pour un bref éclaircissement mais comme le soulèvement de la nuit. Puis de nouveau le vide, céleste profondeur abyssale.


L'été qu'on projette, oui mais est-ce l'été vécu ? Seul l'avenir le dira.


Pour l'instant l'été n'a pas ce goût de lassitude comme les autres années. Parce que mon réveil sonne le matin pour que je voie Matthieu avant son taf. Des soirées qui s'enchaînent, à peine le temps de s'en remettre en se disant « Putain la vie à 16ans » Que du mouvement, pas le temps de se poser [des cernes, putain !]
Aussi des aprem' avec Chouquette, Roro et Flonchon, pis voir les gens par hasard en ville, un peu de joie dans la gorge. Pis rencontrer des gens, ce changement qui perce dans la te et qui ne laisse que des impressions de nouveautés d'heureuses perspectives.

Mon été a bien le goût du reggae (*)(*), celui des débardeurs et des sarouels /aise et liberté/, celui de mes amis <3 , celui de Loïc que je croise malencontreusement /amertume, désespoir, gêne/, celui de la Patte d'Oie le matin, la nature respirant la fraîcheur matinale (et mes compagnons les canards)
, celui des clopes /camel ! finalement les plus évadantes/, celui des pets, les ptits bouts finalement ne manquent pas, et celui de l'écriture, grâce à l'orage, aux gens qui me troublent et à la vie de Justine qui ne cesse de se dérouler dans ma tête.

Mais quoi dans la vie ? Un débat sur la définition exacte de la prose, envie d'écrier avec sûreté et de me ramasser pour mieux apprendre. Mais quel intérêt pour ta vie d'un débat sur la prose ? Aucun. Juste le sentiment de s'enrichir intellectuellement, si précieux pour l'impression de réussir son existence.

pix : cover de Flowers of Romance, by Public Image Ltd

# Posté le lundi 14 juillet 2008 19:00

Modifié le vendredi 25 juillet 2008 16:03

(Sea,) sex and suuuuuun!!

(Sea,) sex and suuuuuun!!
été


New coiffure couleur du soleil (made by Chouquette, poseuse/tresseuse) /pix

Sommeil levé au zénith, couché par la lune de minuit

Soleil, chaleur, débardeurs, monoï, grains de beauté

Nouveaux projets/nouvelles aspirations (culture (hé ouai), philo, salsa ?)
lectures d'été
reggae [ listeeeeeeeeen!! ]
" Don't worry about a thing,
Cause every little thing gonna be all right
"

Herbe chaude, ombre moite et macadam brûlant
--> parcs, city et piscine

sourires des inconnus
, rencontres et courant facile, sourires dans les rues !

seeing friends ,day and night

pastèque, cerises, abricot et pêche

réflexion sur l'avenir une utopie ?

drawing , writing , art by yourself : l'inspiration


et tout ce romanesque imprévisible qui arrive en été, qu'on ne saura qu'à la fin, quand l'insouciance se sera encore un peu plus envolée

# Posté le dimanche 06 juillet 2008 14:22

Modifié le jeudi 09 octobre 2008 15:29

Heureuse ou presque

Heureuse ou presque
Elle écrit sur la Femme, la petite, la jeune fille, enceinte, jeune maman ou mère accomplie. Tout son livre tourne autour de ça. Mais comment a-t-elle fait pour à chaque fois se mettre dans la pleine peau de ses personnages?


Une de ses nombreuses nouvelles, en intégralité :


[ Je suis belle pour quelques temps encore. Je suis belle et ma fille aussi mais chaque jour me vieillit et chaque matin l'embellit.
Je n'ai plus vingt ans, je n'en ai plus trente ni même quarante et les cinquante sont en train de passer, dans la rue j'accroche de loin les regards des hommes de près ils m'ignorent gentiment pour cette autre gentiment pendue à mon bras et qui me ressemble, en plus jeune.

Elle a treize ans quinze ans vingt ans, mes nuits blanches me trahissent et les siennes ne l'effleurent pas, j'observe son corps se transformer ses seins fiers ses fesses tendues et son visage plein, je pourrais en pleurer si ce n'était elle je la détesterais depuis qu'à ses côtés je ne suis déjà plus femme.

J'imagine parfois supplier donnez-moi un peu de temps encore regardez-moi une dernière fois, oubliez quelques instants les rides et la peau qui plisse les traits amers et le corps raidi, j'ai été fraîche comme elle et belle vraiment très belle et les hommes m'aimaient et les femmes m'enviaient, ne soyez pas stupides ne vous laissez pas abuser.
J'ai envie de crier que c'est moi la première l'½uvre originale, que sans moi elle serait laide, qu'il ne faudrait pas l'oublier que j'aimerais en être remerciée.
Mais je me tais.
Je me tiens, à moins que ce ne soit ma fille qui me tienne.

Je suis belle mais de moins en moins et ma fille l'est de plus en plus et c'est un chagrin. J'ai pourtant voulu qu'elle le soir je l'ai couverte de tendresse je l'ai nourrie de joliesse je lui ai appris ce que ma propre mère ignorait que j'ai cherché longtemps et partout en peine.
J'ai tenu mon rôle à c½ur et tout entière.

Je l'a regardé grandir en m'adorant je l'ai vue s'enhardir en m'échappant je l'ai sentie se construire contre moi je lui ai mené la vie dure pour qu'elle ne s'illusionne pas. Chaque jour qui passait je l'aimais un peu plus et elle m'était un peu plus infidèle, elle m'a quitté avec entrain.
J'ai brisé ses rêves comme on avait brisé les miens, les princesses n'existent pas.
Quand son tour viendra d'être mère, me pardonnera-t-elle ?
Quand sa propre fille la jugera, me pardonnera-t-elle ?
]
Héritage

Isabelle Lortholary, Heureuse ou Presque.



Et le ptit bout de rien que cette nouvelle m'a fait produire :
LLLLQuelle horreur cette fleur qui s'épanouit en ma douleur, elle me fait taire à force de beauté. L'interdiction, la censure, je n'ai plus le droit, je n'ai plus le pouvoir que j'avais acquis à force de temps, de patience et d'expérience et que j'ai gardé des années durant. Il me délaisse, doucement, il n'a fait que ça. Depuis le début il me délaisse, le paroxysme de mes seize ans devenu passé dans ma mémoire, il se range et se manifeste de plus en plus lointainement, sa danse vive et colorée, harmonieuse à souhait, m'échappe.
LLLLJe fus une femme belle et admirable. Mais pourquoi déjà ? A quoi suis-je vouée ? Cette fin déjà, alors qu'encore un temps de jeunesse se reste à vivre, un temps qui ne sera que destruction.
LLLLL'autre fleurit, elle me fait taire alors que depuis toujours j'ai le pouvoir sur elle, je peux m'autoriser toute injustice, mais pourquoi cette beauté que je ne peux atteindre ? Tous mes actes sont voués à l'échec, sa beauté persistante forcément triomphante sur ma lente décrépitude.


image : ma mère et sa fille.

# Posté le jeudi 12 juin 2008 15:29

Modifié le vendredi 25 juillet 2008 16:03