Je veux, je ne veux pas, je suis folle, je bouge, je suis folle, les objets ne me correspondent plus.

Grenoble. Non je ne veux pas. Nouvelle vie pendant trois ans. Tout quitter pour apprendre la justice ? C'est par les couleurs de la vie que je veux apprendre les valeurs du monde, pas dans un amphi.
Je veux pas devenir esthéticienne. «
Avez-vous pensé... enfin c'est question de revenu plus importants, vous comprenez... » Vous avez vraiment cru que j'étais attirée par l'argent ? Je veux pas jouer la fille qui apprend la gestion et ce qu'il faut scientifiquement poser sur les pommettes de ces dames.

Ya des cigales dans la fourmilière et c'est pour ça que j'espère.


Je ferais ma valise, dirais au revoir à papa maman, et puis je m'assiérai sous un pont, et Vaé viendra me donner une petite pièce tout les jours, et puis je serais majeure, ***** reviendra dans la rue et on vivra ensemble, on aura un fils qui s'appellera...
Pourquoi tant d'images négatives quand tu tapes "avenir" sur google ?




Tx.Impassibilité de moi devant l'avenir de toi clos par mes propres lèvres. Ton sourire, ta joie, tout se rebute contre moi, malgré le déluge qui me démange. Tout de toi est à cueillir, jolie fleur moite de nos désirs. Je ne suis qu'un vent triste et fugitif sur tes joues ensoleillées.




Je me mets sur le ventre, je te surprends. Je ne te vois plus, je sais juste que tu es dans mon dos. Je souris et je sais, je m'amuse. Mon ventre est contre la couette, tout est à l'envers. Après ton étonnement, le bien-être qui se fait. Je te laisse mais je t'écoute galoper. Je nage, je m'étends dans la matre que j'ai oubliée, je vole, je plane, et puis je m'endors. Et toi sur mon dos.


La sensation de ne plus exister, un énorme tourbillon interne qui me mange, je m'engouffre dans l'ivresse, je deviens un sentiment à l'état pur, l'absolu, le silence. Le ciel de très près.
La vie n'existe plus, inutile. Aucune sensation. Apnée entière. Envie pleinement satisfaite, désir comblé. Contraction des muscles jusqu'à ne plus sentir. Ne pas sentir la brûlure du cri qui sort de ta gorge , la plénitude de l'expression. Sur le ventre, voler, nager, je ne sais pas. La volupté qu'on ne sent plus quand elle est trop forte. Crier au monde que c'est toi qui m'as fait. Plus du sexe, l'éternité.

Photo : art by Gaëna da Sylva
Ana Chronisme
Je veux, je ne veux pas, je suis folle, je bouge, je suis folle, les objets ne me correspondent plus.

# Posté le dimanche 05 avril 2009 10:26

Modifié le dimanche 05 avril 2009 16:21

Oublier la structure pour donner ce que tu fais.




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Et puis les oranges, la sombre lumière enfouie entre tant de cartiers regorgeant des multiples teintes de feu du soleil ; bordé d'un jaune céleste, l'orange profond veiné de rouge impalpable, le mélange de ces touches colorées, mordre la fragile pulpe et le rouge sanglant à ma bouche.
Quelque coton poreux autour du fruit, cocon de protection avant la découverte du complexe système entre pur végétal de dentelle et tumulte du feu.
Oublier la structure pour donner ce que tu fais.

# Posté le samedi 07 mars 2009 17:13

Modifié le dimanche 03 mai 2009 06:26

J'ai besoin de vivre, de vivre devant moi J'ai besoin d'aimer et c'est pas ta faute C'est ma faute à toi Toi qu'es trop belle Toi t'es trop belle pour moi, et les belles elles sont cruelles* Ce n'est pas toi qui est cruelle mais ce que je ressens et que pourtant j'adore

J'ai besoin de vivre, de vivre devant moi J'ai besoin d'aimer et c'est pas ta faute C'est ma faute à toi Toi qu'es trop belle Toi t'es trop belle pour moi, et les belles elles sont cruelles* Ce n'est pas toi qui est cruelle mais ce que je ressens et que pourtant j'adore
Totox . Je ne voulais pas oublier quelqu'un avec qui j'ai tracé un rapide trait de vie. Le souvenir d'un ptit bonhomme au perpetuel sourire.
J'ai toujours eu cette envie de partager des trucs cons avec toi. Je riais encore trop pour faire le teletubbies comme toi place d'Erlon, ou n'importe où.
J'ai toujours été dans le doute, mais un instant je n'ai plus pensé à cette soi-disant platitude de ta volonté. Un instant, j'y ai cru.


Mon corps brûle. Je sens la brûlure dans mon dos. Je veux mon corps brûler. Que le feu arrache ma nuque, sa svelte courbe déchirée comme mon âme devant tes mots qui m'oublient. Pourquoi concentrer tes souvenirs sur ce qui n'était qu'accessoire ? Porter ses paroles sur le vide d'une fille devient violement intime, trop pour que l'épine ne m'épargne.

Le jour où la vérité t'éclatera au visage, le jour où tu accepteras de ne plus te mentir à toi-même, c'est peut-être le bonheur qui t'arrivera réellement. Tout ce que je te souhaite.





Et toi.
Tu es toujours aussi belle et tragiquement belle, cet océan prisonnier de tes yeux, tes gestes gracieux, tes mots nus dans ton écriture. Tu me captives. Peut-être que je ne savais pas ce qu'était la grâce avant. L'infini de tes yeux qui contient mon âme. Tu me captives, tu m'attires, tu me fais créer des regards que je n'avais jamais eus. Tu es la seule comme ça. Comment faire renaître autant de choses par tes mots. Pourquoi toi es-tu capable de libérer la profondeur qui se tient anéantie au fond de moi ? Un éveil dans tout mon intérieur alors que tout n 'était que superficialité.
Tu es belle comme la couleur.


Laisse moi tomber amoureux dans l'escalier sans me faire mal

# Posté le dimanche 01 mars 2009 17:38

Modifié le lundi 09 mars 2009 16:18

Extase. 01.02.09. puis sensibilité. Duras.

Extase. 01.02.09. puis sensibilité. Duras.
Extase. Un dimanche le jour où le monde est dans son cocon de liberté. Dimanche comme d'autres, je suis passée près des coquilles de la fac de lettres pour attendre le bus. Des gens autour, un contact avec les gens. J'étais fringuée à l'arrache, fringuée comme le dimanche, mais comme une petite corolle. Jmen fous. Arrivée dans le silence de l'esplanade éblouie par le pâle soleil matinal. Puis la marche de Marie, sourires et chaleur blanche de nos paroles. Venue de Pavlina. Entrée dans le centre, différence dans le temps. Comme d'autres, j'étais venue pour me retrouver devant cette glace aujourd'hui. Et on s'est toutes retrouvées devant. Et on a découvert l'étrange atmosphère du matin, le soleil blanc éblouissant comme le sable. Magnifique. Les mises en matière qu'on connaissait toutes. Suspension. Je pète un câble. Tension. Regards inconnus, claustrophobie, manque de nicotine ? Impros soulagement. Travail écriture-corps-danse Entre Deux. Pause. Sortie par l'obscure porte de derrière. Et là, extase. Une montée, le soleil, l'histoire de ce film portugais aux beaux paysages, le vent sur ma gorge, ma robe qui veut s'envoler, volupté, les oiseaux qui ne chantaient pas mais c'était comme si. Dans ma tête la beauté monte et me fait sourire devant les autres. Impros détente. Ce duo contact, le dialogue et ce putain de saut , je deviens aérienne. Extase.



07.02.09 : Théâtre.
La Douleur, texte de M. Duras mis en scène par Patrice Chéreau et Thierry Thieû Niang.

Et son visage s'est illuminé. Elle n'est plus la même, elle ne sera plus la même. Jamais. C'était le dernier soir de la terne attente fictive, à qui pourtant elle a si bien donné vie. Au moment de l'illumination sa voix du récital était morte. Ses gestes étaient publics, non plus imprégnés d'histoire.
On ne reconnaissait plus Marguerite Duras, on rencontrait cette actrice au moment de son salut final.

# Posté le lundi 02 février 2009 14:45

Modifié le dimanche 08 février 2009 11:52

toujours des paroles qui masquent mon manque de réflexion, pourtant?

toujours des paroles qui masquent mon manque de réflexion, pourtant?
- Ana j'ai écris sur la nappe.
- C'est pas grave jla découperai.


J'aime bien quand mes élargisseurs s'emmêlent dans ses dreads. Ca tire, ça nous accroche et ça fait des sourires


Merci l'IRTS, si jme trouve pas d'employeur j'ai plus d'avenir. Toute façon on finira toutes putains, like silver dollars. Le résultat de rêves de gamines qui se voulaient en Marilyn...

Je me suis mise au parfum. Décidément, je préfère l'odeur naturelle d'un corps existant. Mais tant pis. Tout façon on s'en branle, tant que t'as la consistance.




Candy est blanche comme le sucre.
Candy est une fille comme beaucoup l'ont déjà perçue. Une fille qui aurait voulu un flingue. Une fille qui aurait voulu être un mec. Mais elle a un prénom de fille gâtée.
Des tutus blancs et roses pour ses galas de gamine bancale, malhabile dans ses vêtements de demoiselle modèle.C'est toujours dans cette image de bouton de fleur à peine né dont on élogeait déjà une soi-disant beauté de petite fille que Candy était montrée.


Mais Candy découvrit des choses plus attirantes que les dragées posées sur la table à hauteur de ses yeux. Dans quelque activité de gamine dehors, elle se coupa avec un caillou. Candy était toute seule, et le sang coulait. Ca coulait sur son genou. C'était pur, ces gouttes rapides, qui suivaient un chemin fluide sur sa jambe neuve, répandaient une couleur vive, intense, comme celles des feutres.
Et Candy avançait, vers la table des adultes ses petites chaussures blanches maculées dans les cailloux, son sourire devant le cri de sa mère et la stupeur.

Plus tard, Candy aimait bien faire des trous dans sa peau. Avec un compas à l'école, faire un petit point de sang. Avec une clope, de la fumée puis comme de la saloprie noire.
Un jour
c'est un être masculin qui la fit saigner en faisant un trou. Candy n'apprécia pas le geste. Elle se retrouvait prisonnière de sa condition de fille, il n'y avait pas d'issue. C'était elle, l'issue du désir, condamnée à garder en elle le résultat, à penser toujours la conscience, la conscience de soi.
Mais Candy n'en veut pas, elle veut s'en foutre, elle veut un flingue et tuer. Tuer l'ordre. Il y a déjà eu la détonation du caillou dans sa tête. Elle veut un coup de flingue
dans la tête de tout le monde.

# Posté le dimanche 28 décembre 2008 18:06

Modifié le dimanche 08 février 2009 11:54