La vie est comme anéantie de sentiments. Comme la pure surface du papier vierge au grain brut et naïf, maintenant marqué, obstrué, dégueulassé, salopé par toutes sortes de couleurs, matières, par la compacte profondeur impénétrable.Mais parce que tout temps de bonheur insouciant mérite être marqué...
Je veux être m*m*n. Vivre, qu'il m'apprenne et que je lui transmette. Penser à toute la merde de la vie future me décourage parfois. Pourtant je me tiens droite. Ta gueule parce que jme tiens droite. Il faudra que j'essaye l'écriture automatique.
J'ai envie de partir, travailler et faire ma vie. Expérimenter . Parce que tout va changer bientôt. Tout va changer. Le passé reste le même, le présent va se transformer. C'est devenu l'âge de se lancer dans la vie. Finir l'autorité pour faire ses preuves. Se détacher des gens qui ne vont pas, chercher le concret avec d'autres. Et l'étouffante chaleur avec ton odeur. L'humeur du corps ambré qui donnait comme une ombre mystérieuse à mon antre rouge. Mariage des couchants du soleil, pourpre séductrice profonde et ambre délicate de nuances. La délicatesse de ta peau. La brutalité de tes gestes sur moi. Je me consume le soleil disparaissant ultime brûlure dans l'étouffée de toi.
Un putain d'été avant la fin de toi.
Les nuits chaudes seront toridement poétiques,
les nuits pluvieuses émouvantes et rieuses.
Le stick grandit, et aime avec modération la démesure.